Google rejoint le code de conduite européen sur l’intelligence artificielle
Le 30 juillet, Kent Walker, président des affaires mondiales de Google, a annoncé que le groupe allait signer le code de conduite de l’Union européenne relatif à l’encadrement des modèles d’intelligence artificielle (IA), connu sous le nom d' »IA Act ». Cette décision intervient dans un contexte où plusieurs acteurs majeurs du secteur technologique ont déjà pris position : OpenAI, créateur de ChatGPT, ainsi que la start-up française Mistral, ont confirmé leur intention de signer ce code, tandis que Meta, la maison mère de Facebook et Instagram, a choisi de ne pas y adhérer.
Ce code de conduite, publié le 10 juillet et applicable à partir du 2 août, vise principalement les modèles d’IA à usage général tels que ChatGPT, Grok de la plateforme X, ou encore Gemini de Google. Il met un accent particulier sur la protection des droits d’auteur et la qualité des données utilisées pour entraîner ces modèles. L’Union européenne insiste notamment pour que les données issues de sites régulièrement piratés, ainsi que les contenus injurieux ou violents, soient exclus des corpus d’entraînement afin d’éviter leur reproduction par les algorithmes des plateformes signataires.
Des exigences renforcées pour les applications à haut risque et les réactions des géants du numérique
Au-delà de ce code de bonnes pratiques, l’UE prévoit d’introduire d’ici 2026 des exigences réglementaires plus strictes pour les applications d’IA considérées comme à haut risque. Ces applications concernent notamment les domaines de l’éducation, des ressources humaines, ou encore du maintien de l’ordre public. Avant toute mise sur le marché en Europe, ces systèmes devront obtenir une autorisation spécifique, garantissant leur conformité aux normes européennes en matière de sécurité, d’éthique et de respect des droits fondamentaux.
Cette approche proactive de l’Union européenne suscite des réactions contrastées parmi les grandes entreprises technologiques. Certains acteurs, comme Google, ont exprimé leurs réserves, estimant que ces règles pourraient ralentir le développement de l’IA en Europe. Cette inquiétude reflète un débat plus large sur l’équilibre entre innovation technologique et régulation, où la protection des utilisateurs et des droits fondamentaux doit être conciliée avec la compétitivité économique.
Il est important de noter que, bien que ce code de conduite ne soit pas juridiquement contraignant, la Commission européenne offre aux entreprises signataires une réduction de la charge administrative lorsqu’elles devront démontrer leur conformité à la législation européenne sur l’IA. Cette mesure vise à encourager l’adhésion volontaire et à faciliter la mise en œuvre des bonnes pratiques dans un secteur en pleine expansion.
En termes de fiabilité, les informations proviennent directement d’annonces officielles de Google et de la Commission européenne, ainsi que de déclarations publiques des entreprises concernées. Ces sources sont considérées comme crédibles et reflètent fidèlement les positions actuelles des acteurs impliqués dans la régulation de l’intelligence artificielle en Europe.
En résumé, la signature du code de conduite par Google marque une étape importante dans la mise en place d’un cadre éthique et réglementaire pour l’IA en Europe. Elle illustre également les tensions entre innovation et régulation, qui continueront de façonner l’évolution de ce secteur stratégique dans les années à venir.


