La cour d’assises du Var a condamné, vendredi 15 mai 2026, le chanteur marocain Saad Lamjarred à cinq ans de réclusion pour le viol d’une jeune femme rencontré à Saint-Tropez en août 2018. Le jugement, rendu après une semaine de débats à huis clos, assortit la peine d’une indemnisation de 30 000 euros au bénéfice de la victime et du remboursement de 5 000 euros au titre de ses frais d’avocat.
Les faits et le déroulé du procès
Selon les éléments présentés lors de l’audience, la victime affirme avoir rencontré l’artiste dans une discothèque de Saint-Tropez puis d’avoir accepté de le suivre à son hôtel pour « prendre un verre ». Elle soutient que les relations qui ont suivi ont été imposées. De son côté, l’accusé a toujours nié les faits et affirmé que le rapport était consenti.
Le procès s’est ouvert lundi et s’est déroulé à huis clos à la demande de la victime. Présente aux débats, celle-ci n’est toutefois pas restée jusqu’au verdict, rendu après plus de quatre heures de délibéré. Saad Lamjarred, âgé de 41 ans, comparaissait libre au moment du procès ; la cour a choisi de ne pas émettre de mandat de dépôt, rappelant qu’après trois mois de détention provisoire en 2018 il avait respecté les obligations de son contrôle judiciaire. Il dispose de la possibilité de faire appel de la décision.
Contexte judiciaire et affaires antérieures
Le dossier de Saad Lamjarred est marqué par plusieurs affaires antérieures liées à des faits similaires. Des mises en cause lui avaient été adressées en 2015 au Maroc et en 2010 aux États-Unis, cette dernière procédure ayant été classée après un règlement financier avec la plaignante. En France, la cour d’assises de Paris l’avait déjà condamné en 2023 à six ans de prison pour le viol d’une autre femme, affaire qu’il a continuellement contestée.
Un épisode lié à cette condamnation parisienne a retardé la tenue d’un procès en appel initialement programmé en juin 2025 : cinq personnes ont été condamnées pour avoir tenté d’obtenir, selon l’accusation, trois millions d’euros de Saad Lamjarred afin que la plaignante retire sa plainte et renonce à témoigner devant les assises à Créteil. Dans cette procédure, la plaignante avait été relaxée des poursuites la visant.
Ces antécédents montrent une répétition d’allégations et de procédures judiciaires portant sur des faits de violences sexuelles, dont certaines ont donné lieu à des condamnations pénales tandis que d’autres ont été classées ou réglées hors procès. L’ensemble de ces dossiers complexifie l’analyse publique et judiciaire de la personnalité et de la carrière de l’artiste.
Sur le plan pénal, la condamnation prononcée le 15 mai 2026 s’ajoute donc à un parcours judiciaire déjà lourd, mais elle reste susceptible d’appel, ce qui signifie que la peine prononcée n’est pas définitive et qu’une nouvelle appréciation des éléments pourra intervenir devant une juridiction supérieure.
La décision de tenue à huis clos, demandée par la victime et accordée par la cour, a limité l’accès à l’intégralité des débats au public et aux médias, ce qui est fréquent dans les affaires de violences sexuelles pour protéger l’intimité et la sécurité des personnes concernées. Cela explique en partie le caractère synthétique des informations publiques diffusées après l’audience.
Évaluation de la fiabilité des sources citées
L’article original ne cite pas explicitement ses sources (communiqués judiciaires, dépêches d’agences, compte-rendus d’audience ou déclarations des parties). À défaut de références précises, il est difficile d’évaluer la fiabilité de chaque élément rapporté. Les faits judiciaires — date du verdict, peine prononcée, montants des dommages et intérêts, huis clos, antécédents — sont des informations vérifiables dans les minutes d’audience et dans les communiqués des juridictions ou des agences de presse (AFP, Reuters, etc.).
Pour juger de la fiabilité, il convient donc de privilégier les comptes rendus établis par des organes reconnus et les documents officiels (arrêts, décisions ou communiqués du parquet et des tribunaux). En l’absence de telles références dans le texte original, le lecteur doit rester prudent et attendre la publication des décisions écrites ou de dépêches émanant de sources judiciaires pour confirmation complète des faits et des motifs du jugement.
Enfin, toute information concernant des procédures en cours (possibilité d’appel, procédures parallèles) doit être considérée comme susceptible d’évolution et vérifiée ultérieurement auprès de sources judiciaires officielles ou de médias réputés pour leur couverture judiciaire.


