L’hypnothérapeute Cyril Zattara a été condamné le 16 janvier à vingt ans de réclusion criminelle pour le viol de quatorze femmes qu’il avait droguées, principalement à l’aide de Zolpidem, a rendu la cour criminelle des Bouches-du-Rhône. La peine comporte une mesure de sûreté correspondant aux deux tiers de la durée et un suivi sociojudiciaire de dix ans à compter de sa libération éventuelle. Le procès, tenu depuis le 5 janvier à huis clos, a établi que les agressions se sont déroulées sur plus d’une décennie, en grande partie au domicile de l’accusé, et qu’elles s’inscrivent dans un schéma répétitif qualifié de caractère sériel par la cour. Une des agressions initialement contestées par l’accusé a été requalifiée en tentative de viol par les juges. Une partie des faits examinés comprenait également l’administration de somnifères, la captation d’images à l’insu des victimes et leur diffusion, notamment grâce à une caméra dissimulée dans un radio-réveil placé dans la salle de bains de l’accusé. Zolpidem, utilisé par l’accusé selon l’instruction, est un hypnotique puissant qui peut provoquer une amnésie antérograde, ce qui a été avancé par les parties civiles pour expliquer la vulnérabilité des victimes au moment des faits. Le prévenu, âgé aujourd’hui de 47 ans, a reconnu les aveux formulés durant l’instruction pour onze des quatorze victimes et a admis avoir drogué d’autres femmes. Il a également communiqué à la cour une quinzaine de nouveaux noms de femmes qu’il dit avoir droguées et filmées, dont quatre qu’il reconnaît avoir violées ; le parquet d’Aix-en-Provence a indiqué qu’une nouvelle instruction devrait s’ouvrir prochainement pour ces éléments nouveaux.
Les décisions de la cour et l’absence de rétention de sûreté
La cour a prononcé une condamnation au maximum légal pour les viols aggravés retenus, reconnaissant le caractère sériel des infractions — une reconnaissance saluée par les avocates des parties civiles. Me Marylou Diamantara, qui représente six victimes, a souligné que la peine prononcée est « au maximum légal avec la reconnaissance du caractère sériel des viols sans que cela ne soit reconnu et pris en compte par la loi ». L’avocat général avait, de son côté, requis la mise en œuvre d’une rétention de sûreté après l’exécution de la peine, en vue d’un réexamen visant à apprécier un risque de récidive. La cour n’a pas suivi cette demande.
L’arsenal de précautions imposé — mesure de sûreté longue et suivi sociojudiciaire — illustre néanmoins la volonté des juges de prévenir un risque futur. Le parcours judiciaire de l’affaire met en lumière des failles antérieures : plusieurs plaintes déposées en 2001 et 2003 ont été classées sans suite, tout comme une plainte en 2012, et ce n’est qu’après de nouvelles plaintes en 2019 et 2020 que l’instruction a abouti à une mise en examen en mars 2021. Ces éléments nourrissent le débat sur les procédures de traitement des plaintes pour agressions sexuelles et sur les moyens d’améliorer l’accueil et l’investigation des premières dénonciations.
Ce que l’article cite et la fiabilité des sources
L’article initial s’appuie principalement sur des éléments rapportés par l’AFP et sur des déclarations issues de l’audience (avocates des parties civiles, avocat général, président de la cour). L’AFP est une agence de presse internationale reconnue pour ses méthodes de vérification et son réseau de correspondants : ses dépêches constituent généralement une source fiable pour les faits de procédure et les citations publiques. Les déclarations des avocates et du ministère public sont des sources primaires pertinentes pour rendre compte d’un procès, mais elles reflètent des positions parties prenantes (victimes, partie civile, parquet) et doivent être lues comme telles.
Il faut aussi noter une incohérence dans l’orthographe du nom de l’accusé dans le texte d’origine (variations « Zattara » et « Zatarra »). La vérification auprès des documents judiciaires, du compte-rendu officiel de la cour ou du parquet d’Aix-en-Provence est nécessaire pour fixer l’orthographe exacte et éviter toute erreur nominative.
Enfin, certains éléments rapportés — comme la remise de quinze nouveaux noms par l’accusé et l’imminence d’une nouvelle instruction — relèvent d’annonces de procédure : leur matérialisation et l’évolution des enquêtes devront être suivies via les communiqués officiels du parquet ou par consultation des pièces d’instruction lorsque celles-ci seront accessibles.
En synthèse, les faits décrits correspondent aux décisions rendues par la cour et aux déclarations formulées en audience ; l’AFP et les intervenants judiciaires cités sont des sources fiables pour l’essentiel, mais la confirmation par les actes judiciaires officiels et la prudence sur les éléments encore en instruction restent nécessaires pour un suivi rigoureux de l’affaire.


