Un juge d’instruction parisien a ouvert une information judiciaire après des plaintes déposées par des patientes mettant en cause un ancien kinésithérapeute du centre Imagerie Cardinet, spécialisé notamment dans l’imagerie gynécologique et pédiatrique. Selon le parquet de Paris, l’enquête, lancée le 12 septembre 2024, vise des faits qualifiés de viol, d’agression sexuelle, d’exercice illégal de la médecine et d’exercice illégal de la masso‑kinésithérapie. À ce stade, le ministère public précise qu’« il n’est pas intervenu de mise en examen ». Ces éléments ont été relayés par l’AFP et le quotidien Le Parisien, qui ont couvert successivement les dénonciations et l’évolution de l’affaire.Être précis sur ce qui est établi et ce qui reste allégué est essentiel : l’ouverture d’une information judiciaire atteste de la gravité des faits signalés et de la nécessité d’investigations approfondies, mais n’équivaut pas à une condamnation ou à une mise en examen automatique des personnes visées. Les plaintes restent des allégations jusqu’à décision judiciaire définitive.
Les faits dénoncés et l’état de l’enquête
D’après le parquet, trois patientes ont déposé plainte — en juin 2023, en janvier 2024 et en mai 2025 selon le texte initial — affirmant avoir subi, lors de bilans urodynamiques (examens portant sur la fonction de la vessie et de l’appareil urinaire), des « gestes médicaux intrusifs assez violents » sans que leur consentement n’ait été demandé au préalable. Les plaignantes désignent un homme présenté sous l’initiale Alain B., décrit comme kinésithérapeute mais retraité depuis 2011. Le réseau Imagerie Cardinet est lui-même susceptible d’être mis en cause pour complicité éventuelle. Un porte‑parole du groupe a indiqué à l’AFP que la maison mère allait se constituer partie civile.
L’ouverture d’une information judiciaire permet notamment de diligenter des expertises médicales, de confronter témoignages et pièces, et, si nécessaire, d’ordonner des mises en examen ou des mises en détention provisoire. Le parquet souligne que les plaintes ont déclenché ces investigations mais n’a procédé à aucune mise en examen publique au moment du communiqué cité. La procédure pourra s’étendre en fonction des éléments recueillis et des prescriptions éventuelles de certaines accusations.
Contexte et affaires connexes — ce qui est connu
Le dossier survient alors que le réseau Imagerie Cardinet se trouve déjà au centre d’une série de dénonciations visant un médecin radiologue, identifié dans les communiqués par l’initiale Jean J. Selon les mêmes sources, onze plaintes avaient été déposées contre ce praticien, âgé de 82 ans, pour attouchements accompagnés de propos déplacés. Le radiologue aurait été radié de l’Ordre des médecins, décision mentionnée au 28 octobre 2025, et est convoqué devant le tribunal judiciaire de Paris pour des faits d’agression sexuelle en raison de son autorité professionnelle, avec des audiences programmées, selon son avocate.
Il convient toutefois de relever des incohérences chronologiques dans la version publiée initialement : certaines dates (notamment des actes procéduraux situés en 2025 et 2026) semblent postérieures aux dates de reportage indiquées en décembre 2024. Ces éléments indiquent soit des erreurs de frappe dans la synthèse relayée, soit des mises à jour successives mal intégrées par les différents médias. Pour un lecteur, cela souligne l’importance de recouper les informations avec les communiqués officiels du parquet et les décisions du conseil de l’Ordre.
Évaluation de la fiabilité des sources citées
L’article initial s’appuie principalement sur l’AFP et Le Parisien, ainsi que sur les communiqués du parquet de Paris et des déclarations d’Imagerie Cardinet. L’AFP est une agence de presse internationale réputée pour la rigueur de ses dépêches et sa vérification des faits ; ses informations, lorsqu’elles proviennent du parquet, sont généralement fiables sur le constat des procédures engagées. Le Parisien est un quotidien régional à forte audience, crédible sur les faits locaux mais parfois plus rapide dans la publication d’informations sensibles ; ses mises à jour doivent être recoupées avec des sources judiciaires. Le parquet de Paris constitue la source judiciaire principale et la plus autorisée pour l’état de la procédure : ses communiqués donnent l’exact périmètre des investigations. Les déclarations d’Imagerie Cardinet relèvent de la partie intéressée et sont utiles pour connaître sa réaction, mais elles doivent être lues en tenant compte de leur caractère défensif. Enfin, les informations fournies par des avocats cités (ex. Me Delphine Driguez pour le radiologue) sont des éléments de contexte sur le calendrier judiciaire mais ne remplacent pas les décisions formelles du tribunal.
Que retenir pour le lecteur ?
L’affaire fait l’objet d’une information judiciaire pour des faits graves qui restent, pour l’heure, allégués. Le rôle du juge d’instruction sera de vérifier la réalité des faits, d’évaluer la compétence et la responsabilité éventuelle des personnes mises en cause, et d’ordonner les actes d’enquête nécessaires. Les lecteurs doivent privilégier les communiqués officiels du parquet et les décisions judiciaires pour suivre l’évolution, en gardant à l’esprit la présomption d’innocence et la nécessité d’un examen rigoureux des preuves.


