Marine Le Pen a clarifié, samedi 2 mai, sa position sur la fiscalité des « surprofits » réalisés par TotalEnergies, estimant que la taxation resterait une option nécessaire si le plafonnement des prix à la pompe ne suffisait pas à protéger le pouvoir d’achat des Français.
La proposition : taxation si le plafonnement n’est pas suffisant
Lors d’une déambulation à la foire de Sens (Yonne), la cheffe des députés du Rassemblement national a expliqué que sa priorité était que toute mesure prise bénéficie directement au pouvoir d’achat. « Moi, la seule chose que je souhaite, c’est que ça bénéficie au pouvoir d’achat des Français et après on fera les comptes », a-t-elle déclaré, selon le texte transmis.
Marine Le Pen a rappelé que TotalEnergies avait décidé de plafonner certains prix des carburants — l’essence sans plomb à 1,99 euro le litre et le diesel à 2,09 euros le litre, d’après l’article initial — et a laissé entendre que la taxation des surprofits ne serait demandée que si cet effort commercial ne se révélait pas suffisant. « Entre la proposition que nous avons faite [la taxation] et le fait qu’ils plafonnent les prix, nous verrons si effectivement ça correspond à la contribution que nous souhaitons obtenir », a-t-elle ajouté.
Ambivalence et positionnement politique
La dirigeante a pris soin de rejeter toute forme de « Total bashing », qualifiant le groupe pétrolier de « champion national » dont elle dit être « très fier ». Ce discours cherche à concilier un critique de la hausse des bénéfices des majors pétrolières et une posture de défense de l’industrie nationale.
L’article rappelle par ailleurs que Marine Le Pen avait jugé « normal » d’envisager la taxation des surprofits après que le bénéfice net de TotalEnergies ait, selon le texte, bondi de 51% au premier trimestre, une hausse attribuée à l’impact de la hausse des prix provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Le passage signale aussi un différend apparent au sein du RN : Jordan Bardella, président du parti, aurait estimé que l’imposition des surprofits n’était « pas la priorité ». Interrogée sur cette prétendue divergence, Marine Le Pen a nié l’existence de deux lignes économiques et a invité à argumenter plutôt qu’à affirmer.
Sur la question de la fiscalité des carburants pour les consommateurs, elle a réitéré la demande du Rassemblement national de réduire la TVA appliquée sur les carburants de 20% à 5,5%, mesure présentée comme un levier direct pour améliorer le pouvoir d’achat des ménages.
La visite à Sens a été marquée par une forte présence de partisans, mais aussi par une contre-manifestation hostile, avec des slogans visant la dirigeante et faisant référence à un procès en cours qui, selon l’article, pourrait influencer sa capacité à se présenter à la prochaine élection présidentielle.
Ce que dit (et ne dit pas) l’article : prudence sur les éléments non sourcés
Le texte original rapporte plusieurs éléments factuels — déclarations politiques, chiffres de prix plafonnés, évolution des bénéfices et propos d’acteurs politiques — sans renvoyer à des sources précises (communiqués officiels, comptes rendus de conférence de presse, rapport financier ou communiqués de TotalEnergies, etc.). Cela limite la vérifiabilité immédiate des informations et impose de la prudence pour le lecteur.
Les informations de nature factuelle et financière (évolution du bénéfice net de TotalEnergies, montants de plafonnement des prix, dates et lieux des déclarations) sont vérifiables mais exigent une consultation des sources primaires : le communiqué de presse ou le rapport trimestriel de TotalEnergies pour les résultats financiers, et les comptes rendus officiels ou enregistrements de la visite de Marine Le Pen à la foire de Sens pour les propos cités. Sans ces références, l’article repose essentiellement sur une synthèse rédactionnelle qui peut être exacte mais demeure partiellement non corroborée.
En conséquence, la fiabilité des éléments rapportés dépend entièrement de la provenance des informations originales. Si elles proviennent de communiqués officiels et de rapports financiers, elles sont de nature solide ; si elles reposent sur des retranscriptions non vérifiées ou des sources anonymes, leur fiabilité diminue. Le lecteur souhaitant confirmer ces points devra consulter les documents primaires : communiqué ou publication des résultats de TotalEnergies pour le trimestre concerné, et les déclarations publiques filmées ou publiées par le Rassemblement national pour la visite du 2 mai.
En l’état, l’article reformulé ci‑dessus restitue le contenu et le sens des déclarations rapportées tout en signalant l’absence de citations précises : une réserve importante pour tout lecteur désireux de vérifier les faits.


