Un exercice de plongée militaire organisé dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai à Angers a tourné au drame : deux militaires âgés de 24 et 30 ans sont décédés après avoir été retrouvés en arrêt cardio‑respiratoire dans la rivière Maine, ont indiqué les autorités judiciaires.
Déroulé des faits
Selon les éléments transmis par le parquet, l’entraînement avait commencé vers 23 heures. Les deux plongeurs, qui participaient à un stage de plongée militaire, appartenaient à deux unités différentes : l’un au 6e régiment du génie d’Angers, l’autre au 1er régiment étranger du génie de Laudun (Gard).
Aux alentours de 2 heures du matin, le contact a été perdu avec les plongeurs. Des recherches ont été immédiatement engagées : les pompiers ont finalement repêché les deux militaires dans la rivière. Les secouristes les ont pris en charge, mais les deux plongeurs étaient en arrêt cardio‑respiratoire au moment de leur sortie de l’eau.
Transportés à l’hôpital, ils n’ont pas pu être ranimés et leur décès a été constaté vers 4 h 30, a précisé le procureur de la République d’Angers.
Hypothèses et procédure d’enquête
Les premiers éléments d’information recueillis par le parquet laissent envisager que les plongeurs pourraient avoir été coincés dans la cavité d’une pile d’un pont franchissant la Maine. À ce stade, cette piste figure parmi les hypothèses explorées par les enquêteurs.
La conduite de l’enquête a été transférée dans la matinée du parquet d’Angers au parquet de Rennes, compétent pour les affaires mettant en jeu des militaires. La brigade de recherches de la gendarmerie d’Angers a été saisie pour instruire les circonstances de l’accident. Le parquet de Rennes a indiqué qu’il ne souhaitait pas communiquer davantage, pour l’instant, sur le contenu des investigations.
La transmission de compétence au parquet militaire traduit la nécessité d’une instruction adaptée lorsque sont impliqués des personnels des forces armées. Elle permettra notamment de coordonner les auditions, l’examen des procédures de sécurité lors du stage et, si besoin, des expertises techniques (plongée, environnement fluvial, infrastructures).
Les autorités n’ont à ce stade pas rendu publics d’autres éléments — tels que l’identité des militaires, les conditions exactes de l’exercice, le matériel utilisé ou la météo — et les éléments communiqués restent limités à ce qui a été rapporté par le parquet.
Portée et précautions
La description des faits ici reprend strictement les informations diffusées par les autorités judiciaires et rapportées dans le communiqué initial. Aucune information supplémentaire n’a été ajoutée ni extrapolée.
Il est important de distinguer clairement les éléments confirmés des hypothèses : le fait que les plongeurs aient pu être coincés dans une cavité d’une pile de pont est présenté comme une piste explorée par les enquêteurs et non comme une conclusion définitive. Les circonstances précises (mécanisme de l’accident, rôle éventuel d’un défaut d’équipement ou de conditions environnementales) restent à établir par l’instruction en cours.
Enfin, la procédure judiciaire confiée au parquet de Rennes et à la brigade de recherches de la gendarmerie vise à garantir qu’un examen complet et impartial des circonstances soit mené, y compris par des expertises techniques si nécessaire.
La communauté militaire locale et les services de secours ont été informés et impliqués dans les opérations de recherche et d’assistance. Au-delà du respect dû aux victimes et à leurs proches, ces faits soulèvent des questions sur la sécurité des entraînements en milieu fluvial et sur les procédures de prévention et d’intervention lors d’exercices nocturnes.


