La cour d’appel de Paris a rejeté, mardi 23 juin, la demande de réouverture de l’enquête visant le réalisateur Luc Besson, à la suite des accusations de viol déposées par l’actrice belgo-néerlandaise Sand Van Roy. L’information, attribuée dans le texte d’origine à France Télévisions et confirmée par l’AFP, rappelle qu’un non-lieu avait déjà été rendu en faveur du réalisateur en 2021.
Les raisons avancées par les parties
Selon la plaignante, de nouvelles analyses ADN pratiquées sur un sous-vêtement constitueraient un « élément nouveau » permettant de rouvrir l’instruction. La cour d’appel n’a cependant pas retenu cet argument, estimant manifestement que ces éléments ne suffisaient pas à remettre en cause les décisions antérieures.
En réaction à ce refus, l’avocat de Sand Van Roy, Antoine Gitton, a déclaré à l’AFP qu’un pourvoi en cassation serait « interjeté immédiatement », traduisant la volonté de la plaignante de poursuivre la voie judiciaire malgré la décision rendue par la cour d’appel.
De son côté, la défense de Luc Besson, représentée par son avocat Thierry Marembert, a souligné la succession de décisions favorables au réalisateur tout au long de l’enquête : « Entre 2018 et 2023, pendant les cinq années d’enquête, six procureurs de la République, deux juges d’instruction, trois juges de la cour d’appel, toutes des femmes, ont conclu que monsieur Besson était innocent des faits qui lui étaient reprochés », a-t-il indiqué.
Rappel des faits et de la procédure
Sand Van Roy avait déposé une première plainte pour viol le 18 mai 2018, quelques heures après un rendez-vous dans un palace parisien. Les deux protagonistes ont donné des versions divergentes des événements. D’après la plaignante, Luc Besson lui aurait imposé une pénétration digitale ayant provoqué un évanouissement, malgré ses injonctions à arrêter. Elle affirme que des constatations médicales réalisées le jour des faits aux urgences médico-judiciaires corroborent sa version.
Deux mois après sa première plainte, l’actrice a étendu sa démarche en déposant une seconde plainte visant Luc Besson pour d’autres faits de viols et d’agressions sexuelles qu’elle situe entre 2016 et 2018. Elle a décrit ces épisodes comme relevant d’une « relation d’emprise professionnelle », évoquant des menaces de « rétorsion sur sa carrière d’actrice » si elle s’opposait au réalisateur. Luc Besson, pour sa part, a reconnu une relation extra-conjugale dans un contexte de « subordination » — l’actrice ayant tourné dans certains de ses films — mais il a toujours présenté les rapports comme consentis et empreints de « douceur ».
Le non-lieu prononcé en 2021 ainsi que les décisions successives mentionnées par la défense montrent la complexité et la longueur de la procédure, étalée sur plusieurs années et marquée par des expertises et des appréciations contradictoires des éléments présentés.
Évaluation de la fiabilité des sources citées
L’article initial attribue ses informations à France Télévisions et à l’AFP (Agence France-Presse). Ces deux organismes sont des références du paysage médiatique français : l’AFP est une agence de presse internationale reconnue pour la diffusion d’informations brutes et sourcées, tandis que France Télévisions est le service public audiovisuel national, qui s’appuie souvent sur des dépêches d’agences et des sources juridiques pour ses reportages. Ensemble, ils constituent des sources généralement fiables pour des comptes rendus factuels de décisions judiciaires.
Cependant, même lorsque l’information provient d’acteurs réputés, il convient de noter deux points de prudence : d’une part, les dépêches judiciaires rapportent la position des parties et l’issue procédurale sans toujours détailler l’ensemble des pièces et motivations judiciaires ; d’autre part, l’appréciation de ce qui constitue un « élément nouveau » relève d’une analyse juridique précise que la presse ne peut pas toujours reproduire exhaustivement. Dans ce contexte, les mentions d’analyses ADN ou d’observations médicales sont des éléments rapportés par les parties et les sources judiciaires ; leur portée probatoire exacte est du ressort des juridictions et des experts.
Pour un suivi complet et rigoureux, la consultation des décisions judiciaires écrites (motifs du rejet de la réouverture, ordonnances de non-lieu) et des communiqués officiels permettrait d’aller au-delà du compte rendu de presse. Ces documents sont les plus à même d’expliquer pourquoi la cour d’appel a considéré que les éléments présentés n’appelaient pas une reprise de l’enquête.
En l’état, le récit public combine la parole de la plaignante, la réaction de son conseil, et la mise en perspective par la défense. La procédure reste ouverte juridiquement tant que le pourvoi en cassation annoncé par la défense de Sand Van Roy n’est pas examiné.
NB : ce texte reprend et réorganise les informations contenues dans l’article d’origine sans en ajouter de nouveaux faits.


