Les pays de la « coalition des volontaires », alliés de Kiev, ont récemment tenu un sommet à Bruxelles pour discuter des mesures de sécurité visant à protéger l’Ukraine face aux menaces persistantes de la Russie. Cette réunion, qui a eu lieu le 10 avril 2023, représente la première rencontre officielle des ministres de la Défense de cette coalition, formée à l’initiative de Londres et de Paris pour établir une réponse collective aux défis militaires actuels.
Des mesures de réassurance au cœur des discussions
L’objectif principal des discussions a été de définir une « force de réassurance » qui serait chargée d’empêcher toute nouvelle agression russe, surtout après la signature d’un futur cessez-le-feu. Les ministres français et britanniques ont souligné l’importance de renforcer les capacités de l’armée ukrainienne comme fondement de cette dissuasion. Sébastien Lecornu, le ministre français de la Défense, a déclaré : « La première des garanties de sécurité est évidemment le soutien à l’armée ukrainienne, ce qui implique de refuser la démilitarisation de l’Ukraine ».
Cette déclaration a été corroborée par son homologue britannique, John Healey, qui a clairement écarté l’idée d’une force de maintien de la paix qui pourrait intervenir comme médiateur dans le conflit en séparant les belligérants. La nécessité d’une présence militaire dissuasive a été mise en avant, mais les deux ministres ont été prudents concernant les détails opérationnels, admettant que la divulgation des spécificités devrait être faite avec discernement. Ce flou sur la composition et le déploiement de cette force « de réassurance » laisse de nombreux acteurs perplexes quant à son efficacité potentielle.
Des incertitudes persistent sur la crédibilité internationale
Les discussions entre les différents pays participants ont également révélé des préoccupations quant à la crédibilité d’une telle force sans le soutien explicite des États-Unis, qui restent un pilier de la sécurité en Europe. La question du « backstop », ou filet de sécurité, américain a été soulevée par plusieurs représentants, y compris le Néerlandais Ruben Brekelmans, qui a affirmé que le soutien américain est « très important » pour une garantie de sécurité durable.
Antti Häkkänen, ministre finlandais de la Défense, a renchéri sur cette idée en soulignant le rôle crucial des États-Unis dans toute démarche visant à garantir la paix et la stabilité en Ukraine. Actuellement, les pays prêts à envoyer des troupes sur le sol ukrainien, avec un soutien américain, sont encore limités. La France, la Grande-Bretagne, les pays baltes et les Pays-Bas se sont déclarés disposés à contribuer, mais des questions subsistent sur le nombre exact de soldats et sur le lieu de déploiement potentiel de cette force.
À cela s’ajoute l’impasse dans les négociations de paix entre les États-Unis, Moscou et Kiev, rendant les décisions sur la mission et les objectifs de cette force européenne encore plus complexes. Plusieurs ministres présents à la réunion ont exprimé leur sympathie pour les complications actuelles, indiquant que sans un accord de cessez-le-feu solide, il reste difficile de tracer les contours d’une mission claire et efficace.
Les informations détaillées dans cet article proviennent de déclarations officielles lors de la conférence des ministres de la Défense, ce qui en fait des sources relativement fiables. Cependant, il est important de noter que les discours politiques peuvent être teintés d’intérêts nationaux divers et que les annonces faites dans le circuit diplomatique ne garantissent pas une mise en œuvre immédiate.
Alors que l’Ukraine continue d’affronter un contexte sécuritaire instable, les efforts de cette coalition de volont


